Selon l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie, en France, la production d’ordures ménagères a doublé en 40 ans. Sur une année, nous rejetons 650 millions de tonnes de déchets. Chaque jour, un habitant produit environ 1 kilo d’ordures ménagères.
Depuis les années 2000, en moyenne, les emballages tels que cartons, bouteilles, boîtes de conserve, sacs plastiques… représentent 35 % du contenu d’une poubelle en volume et 25 % de son poids.
Réduire la quantité de déchets devient une nécessité pour la planète. Pour ce faire, la meilleure façon de les réduire, c’est de ne plus produire de biens jetables.
C’est en réponse à ce constat que la société Ecocup est née. Tout d’abord sous forme d’association, 4 amis de la région de CERET (66) on décidé de créer « ECOCUP, Développement Durable » en 2005.
Ils avaient remarqué, lors des manifestations en plein air comme les festivals, que les déchets (barquettes de frites, verres jetables…) jonchaient les sols, demandant aux organisateurs et aux communes de ramasser, trier et nettoyer les lieux.
Leur idée a été de proposer des verres en plastique solides réutilisables aux organisateurs d’événements pour les mettre à disposition du public en échange d’une caution de 1 euro. Les gobelets réutilisables permettent de réduire de 70 à 80 % la quantité de déchets. C’est une solution clé en main : vente ou location de verres et surtout lavage/séchage sur place lors des gros évènements, avec la possibilité de personnaliser les récipients aux couleurs de la manifestation. Certaines fois, l’utilisateur va décider de garder son verre en souvenir, dans ce cas il ne récupère pas de caution et le verre va devenir un support publicitaire.
En fin de carrière, le verre réutilisable trouve une seconde vie. Fondu, il est recyclé en cendriers de plage, en porte-verres, en grattoir à givre pour voiture…

C’est donc une action concrète pour réduire le volume de déchet, de plus elle agit directement sur le comportement des citoyen : l’habitude du jetable va glisser sur le conservable et le tri des déchets.
Depuis sa création, l’association est devenue une société mais conserve un caractère social bien ancré puisqu’elle compte 4 personnes en réinsertion dans son équipe de 13 permanents. Et pour subvenir à ses besoins en main-d’oeuvre saisonnière, elle fait appel à des agences d’intérim spécialisées dans l’insertion en priorité.